Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

105x68 football

105x68 football

105x68, pour analyser le terrain en long, en large et en travers ! Blog, classement, vidéos et lives YouTube...


Ligue 1 - Notre grand bilan de la saison 2020/2021

Publié par Thomas sur 17 Juillet 2021, 11:08am

Catégories : #Ligue 1

Source : Alsa'Sports.fr

Source : Alsa'Sports.fr

Le championnat de France de Ligue 1 s'est achevé il y a un mois maintenant. Comme chaque année, nous vous avions proposé un classement prédictif en août dernier. Retour et bilan, club par club, sur cette saison 2020/2021 grand cru qui a vu le LOSC être sacré champion à la surprise générale.

Champion : Lille (+2 prédiction)

Lille qui soulève l'Hexagoal, on ne l'avait pas vu venir ! Une saison inoubliable et parfaitement maîtrisée par les hommes de Christophe Galtier... Notre bilan complet sur le LOSC et son entraîneur, c'est par là !

Deuxième : Paris-SG (-1 prédiction)

En août dernier, on "se lassait de positionner le PSG à la première place chaque année". C'est un peu comme si notre "vœu" avait été exaucé ! Le point sur cet exercice mouvementé dans la capitale est disponible ici !

Troisième : AS Monaco (+4 prédiction)

On ne pensait pas que Niko Kovac prendrait si vite les choses en main sur le Rocher. Il a constitué un duo solide avec le directeur sportif Paul Mitchell pour finir sur le podium. Retour sur cette bonne gestion avec notre article !

Quatrième : Olympique Lyonnais (-2 prédiction)

"Sans aucune coupe d'Europe, on ne voit pas vraiment comment le groupe de Rudi Garcia pourrait finir au-delà de la deuxième marche du podium" : encore une fois, l'OL de Juninho a (grandement) déçu nos espoirs estivaux. Et si la "fusée" s'était déjà écrasée ? Notre avis par ici !

Cinquième : Olympique de Marseille (Conforme prédiction)

L'OM est à sa place ! Mais nous n'avions pas envisagé un parcours aussi chaotique... En août, nous mettions en garde sur la situation d'André Villas-Boas, en fin de contrat à l'issue de l'exercice, qui aurait pu polluer le vestiaire. Finalement, il n'a même pas fallu attendre les dernières semaines pour que cela explose. Certes critiqué (à juste titre) pour son manque de jeu et les résultats catastrophiques en poule de Ligue des Champions, l'entraîneur portugais apportait un certain calme et de la sérénité dans un contexte impossible autour du président Jacques-Henri Eyraud. Un calme qui s'est envolé au mois de février lorsque "AVB" a présenté sa démission après le recrutement d'Olivier Ntcham. L'honnête et dévoué directeur du centre de formation Nasser Larguet a assuré l'intérim pendant quelques semaines. Marseille chutera notamment contre le Canet-en-Roussillon en 1/16èmes de finale. Puis ce fût la révolution pour Franck Mc Court, qui se sépare de "JHE" et propulse Pablo Longoria à la tête du club. Le dirigeant espagnol, vu comme un dieu sur la cannebière, a décidé d'engager le très (trop ?) dynamique Jorge Sampaoli. Les deux hommes, qui ne brillent pas par leur humilité ni leur discrétion, ont décroché de justesse une place en Europa League malgré un calendrier très favorable (aucun membre du Top 5 rencontré). Ils font pourtant déjà l'objet d'enflammades en cascade, eux qui ont juste rempli le minimum syndical pour l'instant !

Sixième : Stade Rennais (-2 prédiction)

L'été dernier, nous évoquions la progression et le succès impressionnants de Julien Stéphan depuis sa prise de fonction en Bretagne. C'est pourquoi nous imaginions Rennes confirmer en décrochant une nouvelle place européenne. La réalité a été tout autre ! Certes le club de François Pinault reste européen, mais ce ne sera pas l'Europa League et pas avec le même coach. L'équipe a été trop cyclique cette saison, et la découverte de la Ligue des Champions dans un groupe relevé n'a pas aidé "le jeune entraîneur Stéphan", dixit Pinault, à trouver les solutions. La spirale négative de début d'année 2021 poussera d'ailleurs le coach à démissionner. Début mars, pas grand monde ne voyait Rennes, à 4 points du 6ème et sur une série de 8 matchs sans succès, finir à cette place. C'était sans compter sur l'arrivée de Bruno Génésio, qui a rejoint les nombreux anciens lyonnais déjà au club (Maurice, Terrier, Grenier, Del Castillo)... L'ex-entraîneur de l'OL a su relancer la machine offensive en prenant des risques. Une fin d'exercice prometteuse pour la suite...

Septième : RC Lens (+11 prédiction)

"On ne sait pas réellement quel style de jeu il imprimera sur son équipe, mais les individualités sont là" : voilà comment nous parlions de Franck Haise en août dernier au moment de placer le Racing à la 18ème position. Force est de constater que le jeu a été au rendez-vous, l'état d'esprit remarquable, et les résultats bien au-delà des attentes ! Tout semble bien huilé dans ce club historique : un président et investisseur passionné, un directeur général et sportif compétent et malin, un staff motivé et compétent. Le 3-4-3 original a posé des problèmes à bien d'équipes, y compris le PSG, l'OL ou l'OM. L'ascension du jeune Loïc Badé, qui a tapé dans l'oeil de Rennes, illustre bien la réussite de cette saison 2020/2021. Reste à faire aussi bien l'an prochain devant un public sûrement frustré de ne pas avoir assisté à cet exercice grand cru !

Huitième : Montpellier (+1 prédiction)

Le MHSC termine dans les mêmes eaux que l'an dernier : équipe parfois brillante et emballante offensivement, mais aussi irrégulière et trop friable défensivement pour passer ce fameux cap vers une qualification européenne. Les héraultais ont encaissé 62 buts, passant complètement au travers de certaines rencontres. En bref, il y avait une odeur de fin de cycle à Montpellier : dernière saison de Vitorino Hilton, déclin de Daniel Congré, fin de contrat de Michel Der Zakarian, des joueurs clés sur le départ (Laborde, Mollet...). "MDZ" aura débuté son passage pailladin par une défense de fer et une attaque timide, il le finit par un feu d'artifice offensif (60 buts marqués) et une arrière-garde décousue. Avec une constante toutefois : un maintien dans le Top 10 assuré sans difficultés !

Neuvième : OGC Nice (-3 prédiction)

Nous nous interrogions l'été dernier sur la faculté de Patrick Vieira à mener l'ambitieux projet INEOS : "les aiglons se sont construits une Formule 1, mais sans lui manquer de respect, le pilote est-il au niveau ?". La réponse n'a pas mis longtemps à tomber ! Après un énième revers (au tableau d'affichage 3-2 mais surtout dans le jeu) face à Leverkusen en décembre, qui venait conclure une campagne continentale catastrophique (3 petits points dans une poule d'Europa League abordable), le board niçois décidait de se séparer du champion du monde 98. C'est l'ancien adjoint de Lucien Favre, le Roumain Adrian Ursea, qui a pris les commandes. Un choix qui marquait l'abandon de cette saison et la projection, déjà, vers l'exercice suivant. Sous les ordres d'Ursea, le Gym restera irrégulier, dans le jeu et dans les résultats, malgré quelques coups d'éclat, dont le large succès face au Marseille de Sampaoli (3-0) à l'Allianz Riviera. Un maigre lot de consolation à l'issue d'une année décevante...

Dixième : FC Metz (+10 prédiction)

Le bilan tient en un mot : félicitations ! Il y a un an, on envoyait le FC Metz en Ligue 2 sans trop hésiter... L'effectif était peu connu (et reconnu), le calendrier de début de saison difficile. Et pourtant, les mosellans ont très facilement assuré le maintien, rêvant même d'Europe au cours du mois de mars, lorsqu'ils talonnaient Marseille, Lens et Rennes. Cette réussite est d'autant plus marquante que tout n'a pas été stable cette saison : en octobre, Frederic Antonetti retrouvait son poste d'entraîneur, après plusieurs mois en Corse auprès de sa femme malade, et remplaçait donc Vincent Hognon, adjoint qui l'avait suppléé. Le coach messin a su construire un bloc très compact et efficace en contre-attaque, en s'appuyant notamment sur la filière sénégalaise Génération Foot, qui a un peu faibli physiquement en fin de saison. Antonetti et son staff ont été récompensés de leur travail par une prolongation jusqu'en 2024.

Onzième : Saint-Étienne (-3 prédiction)

Comment ne pas être un peu déçu par la saison des verts ? On imaginait déjà un ASSE facilement dans le Top 10 de Ligue 1 et séduisant sur la pelouse, avec les prémices du jeu "à la Puel", basé sur les jeunes talents stéphanois. On pensait même avoir vu juste après les 4 premières journées de championnat, lors desquelles Sainté avait pris 10 points et séduit sur le terrain, au Vélodrome notamment (0-2). La suite fût plus compliquée, jusqu'à trembler pour le maintien dans l'élite, même si un nouveau cycle de victoires fin avril et début mai a balayé l'inquiétude. Le fait marquant de cet exercice, c'est l'obligation du manager Claude Puel de réintégrer certains "anciens" qui devaient pourtant écrire leur avenir loin du Forez. Dans une équipe très cyclique, l'ex-coach lillois a finalement apprécié les quelques buts et passes décisives de Whabi Khazri et Ryad Boudebouz... En attendant de (vraiment) tourner la page cet été ?

Douzième : Bordeaux (+5 prédiction)

Si la position finale est au-delà de nos espérances en début de saison, le constat était pourtant bien le bon en août dernier : les Girondins ont joué le maintien toute la saison. Le chaos en coulisses a gagné les terrains, et l'expérience de Jean-Louis Gasset n'a pas suffi à reprendre la main. Le vestiaire s'est fracturé, autour de fortes personnalités comme Ben Arfa, les jeunes ont perdu leur enthousiasme devant la situation économique catastrophique. Heureusement pour Bordeaux que M. Gauthier a décidé de jouer au "petit chef" en expulsant sévèrement Nzonzi lors de la 35ème journée face à Rennes, ouvrant la voie aux trois petits points manquants (1-0) pour assurer sa place dans l'élite l'an prochain. Sportivement en tout cas, en attendant d'en savoir plus sur le plan financier. King Street s'en va en laissant des ruines...

Treizième : Angers SCO (-1 prédiction)

Comme annoncé en août dernier, le SCO n'a pas tremblé pour assurer son maintien, et par conséquent préparer une septième saison dans l'élite française. Mais 2020/2021 marque surtout la fin d'une longue et belle histoire entre Stéphane Moulin et le SCO. Le bilan sur la saison angevine et le parcours du coach sont disponibles sur notre article dédié.

Quatorzième : Reims (-4 prédiction)

Une saison un peu en-deçà de nos attentes en Champagne. Passé la déception des tours préliminaires de Ligue Europa (élimination contre les Hongrois de Fehérvar), les joueurs de David Guion ont patiné en championnat, se retrouvant en dernière position pendant plusieurs jours. Le coach, vite menacé par ses dirigeants dans la presse, a su trouver les ingrédients pour repartir de l'avant et assurer une quatrième saison de suite en Ligue 1. La fin d'exercice a été plus difficile, la faute au président Jean-Pierre Caillot, qui annonçait, deux mois avant la fin du championnat et à la surprise générale, sa volonté de se séparer de Guion, à qui il restait pourtant une année de contrat. Le nom de son successeur circulait même déjà : l'Espagnol Oscar Garcia. Dans ces conditions, pas évident pour le staff et les joueurs de rester concernés...

Quinzième : Strasbourg (-4 prédiction)

Un peu à l'instar de Reims, le Racing a commencé la saison doucement... On redoutait cette entame compliquée (3 points grattés après les 7 premières journées) en raison d'une préparation tronquée par de multiples cas de coronavirus. L'été dernier, on rappelait aussi la faculté de Thierry Laurey à rebondir lorsque la dynamique n'était pas bonne. Une nouvelle fois, le coach alsacien a su relancer la machine pour finalement assurer un maintien douloureux (à la dernière journée) mais essentiel pour le projet du club. Les routes de Laurey et du RCSA se séparent après cinq ans de collaboration, mais les souvenirs et la réussite de l'entraîneur dans le Bas-Rhin sont indélébiles !

Seizième : Lorient (-3 prédiction)

Il y a un an, nous écrivions que Christophe Pélissier n'avait jamais connu de relégation. L'affirmation est toujours valable ! Après des débuts là aussi difficiles, son équipe a relevé la tête en faisant une deuxième partie de saison exceptionnelle : les merlus ont pris trois fois plus de points entre janvier et mai, passant de 12 unités (à la 19ème journée) à 42 ! Comme à Amiens par le passé, le tacticien français a vu ses hommes monter en puissance physiquement et a trouvé les solutions par le jeu, toujours par le jeu. C'est ainsi que Yoane Wissa, Terem Moffi ou encore Armand Laurienté se sont révélés aux yeux de la France du football.

Dix-septième : Brest (-1 prédiction)

Un peu plus à l'ouest, dans le Finistère, la saison a également eu deux visages. Mais avec une dynamique contraire à celle du Morbihan : les Brestois ont réalisé une première partie de saison exceptionnelle, envoyant du jeu, marquant des buts, s'offrant même le scalpe du futur champion de France lillois (3-2), et figurant donc à la 11ème position de Ligue 1 après les 19 premières journées. Puis la machine s'est complètement enrayée ! Des jeunes joueurs se sont vus trop beaux (Faivre), la gestion des gardiens a été douteuse (entre Larsonneur et Cibois), le coach Dall'Oglio semblait plus intéressé par son avenir que par celui du club... Résultat : 15 petits points glanés (11 de moins que sur la phase aller) et une 17ème place finale qui a soulagé tout-le-monde...

Dix-huitième : FC Nantes (-4 prédiction)

On aurait presque tendance à l'oublier, mais les canaris ont débuté cette saison avec Christian Gourcuff sur le banc ! L'ex-coach de Lorient avait trouvé un contexte favorable pour son dernier défi. Cependant, il est rare qu'un entraîneur ait justement les faveurs des Kita plus d'un an... Après un lourd revers contre Strasbourg (4-0), Gourcuff était débarqué de la Jonelière. Son adjoint Patrick Collot a assuré l'intérim avec des résultats peu convaincants. Et comme toujours, les propriétaires du FC Nantes ont surpris tout leur monde en nommant Raymond Domenech pour la deuxième partie de saison. L'ancien sélectionneur tricolore n'a, malheureusement pour lui, pas eu le temps de mettre en place son projet : après seulement 7 rencontres, le board nantais changeait à nouveau d'entraîneur, en jetant son dévolu sur... Antoine Kombouaré ! Une instabilité qui a failli envoyer ce club historique en deuxième division. Grâce à une belle série de quatre succès en fin de championnat, les joueurs du kanak ont arraché un barrage, plutôt maîtrisé contre un TFC fatigué. À noter que les deux techniciens à qui la direction a laissé le "plus" de temps ont les meilleures moyennes de points : Gourcuff avec 1 point par match (13 matchs disputés) et Kombouaré 1,5 point (14 matchs), contre 0,5 point pour Collot (4 matchs) et 1,6 point pour Domenech (7 matchs)... De quoi faire réfléchir ?...

Dix-neuvième : Nîmes Olympique (Conforme prédiction)

En août 2020, on regrettait d'envoyer le Nîmes Olympique en Ligue 2, pour son public en partie. Et c'est justement le manque de celui-ci en raison du Covid-19 qui a précipité, en partie, les Gardois en bas du classement. D'habitude si énergiques et emballants, les crocos de Jérôme Arpinon n'ont jamais retrouvé la saveur que leur donnait Bernard Blaquart. L'explication est très simple : il manquait cruellement de talents ! On ne peut pas reprocher aux joueurs de ne pas avoir couru, d'avoir lever le pied et de s'être économisés ! Ils n'avaient simplement pas le niveau de l'élite française, d'autant que les blessures ne les ont pas épargnés... Dans cette situation, un changement d'entraîneur n'a évidemment pas d'effet magique : malgré une once d'espoir provoquée par son arrivée, Pascal Plancque est descendu. Comme prévu...

Vingtième : Dijon FCO (-5 prédiction)

Une dernière place, occupée plus de la moitié de la saison, reflète forcément beaucoup de choses. Le DFCO a payé cette année une soudaine dégradation de la gestion sportive par le président Olivier Delcourt. Cette position de lanterne rouge prend ses racines en janvier 2019, lorsque le club bourguignon annonce le licenciement de son entraîneur d'alors, un homme du club et compétent : Olivier Dall'Oglio. Depuis cette date, la stabilité a disparu : Kombouaré, Jobard puis Linarès se sont succédés sur le banc, le tout en deux ans ! Ajoutons à cela les départs de nombreux cadres l'été dernier (Balmont à la retraite, Tavares dans le golfe) et le recrutement complètement raté (Assalé, Dina Ebimbé, Allagbé, Celina), les ingrédients d'une saison galère sont réunis. La majorité de l'effectif n'a pas non plus montré une motivation extraordinaire, surtout après l'incroyable défaite à Lorient (3-2) et la bourde de Racciopi dans les derniers instants... Visiblement, l'éphémère directeur sportif Peguy Luyindula n'a pas trouvé d'autre recette que celle de la relégation ! Mais ne nous y trompons pas, il n'est pas responsable de ce cuisant échec. Beaucoup moins que son président...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Nous sommes sociaux !