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Le grand bilan Ligue 1 - OL : la fusée Juninho déjà écrasée ?

Publié le par Thomas

Source : OL.fr

Source : OL.fr

"Sans aucune coupe d'Europe, on ne voit pas vraiment comment le groupe de Rudi Garcia pourrait finir au-delà de la deuxième marche du podium" : encore une fois, l'OL de Juninho a (grandement) déçu nos espoirs estivaux. Et si la "fusée" s'était déjà écrasée ?

L'hiver des espoirs...

L'OL est passé par tous les états durant cette saison 2020/2021 ! Une entame très compliquée pendant laquelle le groupe de Rudi Garcia semblait incapable d'inquiéter ses adversaires (Bordeaux, Montpellier, Lorient, Nîmes) : après 6 journées de championnat, les gones affichaient 7 petits points au compteur. Puis la fin du mercato a libéré l'équipe, qui a trouvé son rythme de croisière et assumé son style de jeu rapide vers l'avant. Le 4-3-3 de Garcia a fait exploser Monaco (4-1), a surpris Paris (0-1) et a surtout propulsé l'OL en tête de la Ligue 1 à l'issue de la 19ème journée ! Un seul mot était alors à la bouche des suiveurs : le titre ! Ces résultats convaincants et un contenu agréable ont étouffé les tensions qui régnaient en coulisses entre le coach et son directeur sportif Juninho. Tensions que Jean-Michel Aulas se refusera de voir, préférant accuser les médias de "déstabiliser" l'institution : un comportement d'aveugle qui a coûté cher dans le money-time...

Le printemps désespoir...

Si le début d'année 2021 n'a pas coûté trop cher d'un point de vue comptable, tout le monde voyait que l'élan s'essoufflait et que l'écart se resserrait avec les adversaires. Petit à petit, l'OL s'est mis à perdre des points : contre Metz, Montpellier, Reims ou Lens. Et chaque accrochage faisait revoir les ambitions à la baisse : assurer la place de dauphin, garder le podium, puis y revenir lorsque Monaco est passé devant à l'issue de la 31ème journée. Mais ce dépassement était le dernier changement de position en tête de la course... Plus les matchs avancent, plus la situation en interne devient bouillante : Garcia sent que le podium va lui échapper pour la 5ème saison consécutive, Juninho ne se retient plus pour donner ses consignes au staff et endosser des missions qui ne sont pas les siennes. Le retour de bâton de cette gestion calamiteuse est violente : alors que Monaco est tenu en échec à Lens (0-0) lors de la dernière journée et laisse donc un boulevard pour la 3ème place à Lyon, les gones s'inclinent à domicile face à des niçois qui ne jouent plus rien (2-3)... L'ère Garcia se termine mal, et le technicien n'hésitera pas à égratigner son directeur sportif dans les médias quelques heures seulement après son départ.

Source : Twitter

Avec 1,88 point en moyenne par match, Rudi Garcia ne fait pas mieux que Bruno Génésio (1,84 point/match). Et ce n'est même pas la peine d'évoquer la moyenne du fiasco Sylvinho (1,18/match)... La réalité est là : l'OL ne fait pas mieux qu'avant depuis l'arrivée de Juninho, c'est même pire !

L'échec (de) Juninho

Il n'est pas commun d'évoquer le bilan de Juninho sur les bords du Rhône ! Le Brésilien sera, quoi qu'il arrive, exempté de critiques par les supporters. Ce sera de la faute de l'entraîneur, du président, des joueurs, des arbitres, du jardinier, mais pas de la sienne ! Alors nous mettons les pieds dans le plat et tirons un premier bilan après deux ans de "fusée Juninho" comme aime le dire Jean-Michel Aulas. Les résultats d'abord : une première année, certes interrompue à la 28ème journée, sans qualification européenne et à plus de dix unités du podium, puis une deuxième saison lors de laquelle le club rhodanien n'a pas réussi à revenir en C1. Aucun titre non plus pendant ces deux ans. Le lot de consolation : une demi-finale de Champion's League lors du Final 8 à Lisbonne l'été dernier. Pas la peine d'évoquer la révolution annoncée et toujours attendue dans le jeu... Sur le plan relationnel enfin, le directeur sportif brésilien semble avoir du mal à rester dans ses prérogatives. Rudi Garcia lui a reproché, en exagérant sûrement mais certainement pas en inventant, ses consignes un peu trop directives sur le plan tactique. Le dialogue a l'air peu efficace avec le recruteur Bruno Cheyrou, le départ de Grégory Coupet a tourné au clash... 

Parfois, il vaut mieux s'abstenir des grandes expressions lunaires... Parce que lorsque la "fusée" devient incontrôlable et ressemble plutôt à une météorite, cela peut se retourner contre vous... Pour Juninho, les résultats de Peter Bosz seront déterminants. Le technicien néerlandais a une partie de l'avenir "juninhesque" de l'OL entre les mains !

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