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Ligue 1 - Les écarts se creusent

Publié le par Thomas

Source : Bwin.fr

Source : Bwin.fr

Six journées sont déjà passées depuis la reprise attendue de la Ligue 1, de quoi dresser quelques constats sur l'état du football français.

Des locomotives (bien) au-dessus

Au-delà du traditionnel PSG, qui a d'ailleurs connu un retard à l'allumage sans gravité, ce sont des nouvelles forces que nous voulons parler. Les Rennes, Lille, Monaco et dans une autre mesure Montpellier. Des clubs qui connaissent une progression maîtrisée depuis trois ans, mais non moins ambitieuse. Le mercato du Stade Rennais (presque 80 millions d'euros de dépenses) illustre l'intelligence mais aussi la puissance financière que déploient ces formations : Terrier, Doku, Aguerd, Rugani. Christophe Galtier, Julien Stéphan  et Michel Der Zakarian sont tous sur le banc depuis plus de deux ans, et leur travail paie sur le long terme. À l'issue de la 6ème journée, alors qu'ils se sont rencontrés en ouverture du championnat, le LOSC et le SRFC comptent 14 points sur 18 possibles, et trustent les deux premières positions !

Les historiques en déclin...

Désormais derrière ces forces émergentes, les deux olympiques (Lyon et Marseille) paient une crise de gestion depuis quelques mois (voire années). Dans le Rhône, on n'a pas (encore) su écrire l'après-Génésio, qui devait marquer l'entrée du club dans une nouvelle ère. Résultat, un Juninho peu puissant, qui peine à s'entendre avec les différentes composantes du club (Florian Maurice jadis, Bruno Cheyrou aujourd'hui), et un entraîneur isolé. Sans qualification européenne, l'OL a perdu sa puissance financière et de nombreux joueurs (un peu moins de 35 millions de dépenses, 40 de ventes), ce qui n'a pas aidé à bien aborder cette saison 2020-2021. À l'OM, la problématique économique est en première ligne après les dépenses non-maîtrisées du duo Zubizaretta-Garcia (Strootman, Radonjic) sur les deux premières années. Le classement des deux rivaux (10ème et 14ème, 9 et 7 points) confirme leur mauvaise dynamique. On peut ajouter dans cette catégorie Saint-Étienne et Bordeaux, mais la chute est entamée depuis tant d'années...

Les "petits" reculent

Depuis plusieurs années, la Ligue 1 nous offre des surprises annuelles : Strasbourg et Nîmes 2019, Reims 2020, Lens en ce début de saison. Mais il semblerait que les "petits" clubs, programmés pour le maintien, soient de plus en plus décrochés du wagon de tête. Cet été, Reims, Dijon ou Metz ont vendu leurs cadres et joueurs les plus décisifs (Disasi, Tavares, Diallo), sans les remplacer systématiquement. Ces équipes se sont clairement affaiblies : l'entame rémoise n'a rien à voir avec les prestations des deux derniers exercices. Et lorsque l'effectif reste cohérent et compétitif, d'autres facteurs viennent compliquer la réussite : le COVID-19 a ravagé le vestiaire de Strasbourg, le manque d'expérience du FC Lorient lui complique la vie... La crise sanitaire, et la décision de ne pas terminer le championnat, ont plongé certains comptes dans le rouge, rendant les investissements impossibles. Il semble donc délicat pour ces formations de rivaliser avec la tête de l'élite.

Championnat divisé, confrontations décisives

Cela est de plus en plus clair : une bipolarisation est en train de s'installer en Ligue 1. Il y a déjà 6 unités d'écart entre le 2ème et le 13ème, idem entre le 9ème et 18ème. Au même moment en 2019/2020, seulement 4 points séparaient le 2ème et le 13ème, autant qu'entre le 9ème et 18ème. Deux points de plus sur un si faible nombre de matchs est déjà représentatif de la distance qui s'installe entre le haut et le bas. On en arrive donc à une conclusion logique : le maintien, pour les "petits", se jouera avant tout sur les confrontations directes. Voir Strasbourg, Reims ou Lorient tout en bas ne doit pas faire paniquer leurs dirigeants ! Les alsaciens ont joué Lille, Nice, Monaco ; les champenois Lille, Paris, Rennes ; les merlus Lyon et Saint-Étienne. Faire un simple bilan comptable ne peut donc pas justifier de se séparer de son entraîneur. Et il y a fort à parier que, comme souvent, ce soit la stabilité qui paie. Sérénité nécessaire pour Thierry Laurey, David Guion et Christophe Pélissier, qui ont démontré leurs qualités à maintes reprises...

Place à la trêve internationale, toujours bienvenue pour certains joueurs émoussés. Avant que tous reviennent sur le pont le week-end du 18 octobre, lors duquel on surveillera de près un Reims-Lorient décisif...

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