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Ligue 1 - Le bilan de nos prévisions à mi-championnat

Publié le par Thomas

Source : RMC Sport

Source : RMC Sport

Quelques jours avant l'entame du championnat de Ligue 1, en août dernier, nous avions partagé notre classement prédictif pour cette édition 2019/2020. A mi-parcours, c'est le moment de voir si nous aurions la "certification L1" en cas de statut quo en mai 2020...

Leader : Paris Saint-Germain (Conforme)

Nous avions peu de chances de nous tromper : cette saison encore, le club de la capitale domine, à défaut de briller, sur le plan national. Sept unités d'avance sur son dauphin marseillais, qu'il a au passage gifler au Parc des Princes (4-0), et une impression de ne pas avoir à forcer son talent pour prendre le dessus. Néanmoins, le PSG s'est déjà heurté à des équipes plus ambitieuses et moins victimes que les années précédentes : Rennes dès le second tour (2-1 pour les bretons), suivi de Reims (0-2) et Dijon (2-1) ont fait l'exploit de "taper" les parisiens. Mais de nombreuses autres formations ont fait souffert les stars de Ligue 1 : Brest dans sa forteresse de Francis Le Blé, Montpellier à la Mosson, Strasbourg ou Nantes au Parc. De quoi augurer, un jour, un ou des concurrent(s) sérieux sur le long terme ? On l'espère même si les "gros" ne sont pas ceux qui réussissent le mieux face aux franciliens cette saison...

Deuxième : Olympique de Marseille (+1)

On les pensait capables d'enfin truster une place sur le podium, pas forcément la seconde marche ! Les phocéens ont époustouflé tout l'hexagone par leur envie, leur générosité et leur allant, les amenant à terrasser un adversaire qui ressemblait terriblement à une bête noire depuis des années : le Lyon, non plus de Bruno Génésio, mais de leur ancienne tête de turc Rudi Garcia (2-1) ! Ajoutons à cela des précieux succès face à Lille (2-1), Saint-Etienne (1-0), Bordeaux (3-1) ou Nice (1-2), et les joueurs de Villas-Boas méritent amplement leur place de poursuivant du PSG. Les rares recrues apportent à peu près satisfaction, en témoigne l'importance prise par Rongier dans le milieu de l'OM. L'avance semble confortable, mais les marseillais, dirigeants comme supporters, savent que rien n'est joué d'avance, et qu'ils devront maintenir ce rythme intéressant pour éloigner les concurrents tels que Rennes, et s'assurer une participation à la prochaine Ligue des Champions.

Troisième : Stade Rennais (+5)

Première partie de saison complexe à analyser pour les bretons : évacuons le parcours cauchemardesque en Europa League (ce n'est ici pas le sujet), et concentrons-nous sur les prestations en championnat. Après une entame parfaite avec trois succès en autant de matchs (dont celui face au PSG), les joueurs de Julien Stéphan ont perdu les pédales, faisant preuve d'une inconstance inquiétante jusqu'à la défaite renversante en principauté (3-2). Plusieurs raisons expliquent cette phase décevante : un mercato agité avec le départ de nombreux cadres (pas moins de 7 titulaires dont André ou Sarr), des arrivées qui ont mis beaucoup (trop) de temps à s'acclimater à l'instar de Raphinha, des joueurs d'expérience à la peine (Grenier ou Da Silva), et un entraîneur encore jeune qui devait trouver les leviers ! Et qui, félicitons Olivier Létang, a eu le temps de les activer avant de prendre la porte ! Et de quelle manière : la remontée a été impressionnante, à partir de la victoire dans les derniers instants face à Toulouse (3-2), les bretons signant sept succès sur leurs huit matchs restant en Ligue 1. Une équipe au-dessus de nos attentes et qui semble encore avoir du potentiel pour faire mieux. Avec deux unités d'avance sur le LOSC et un match en retard à jouer sur la pelouse de Nîmes.

Quatrième : LOSC (+1)

On aurait juré que les dogues peineraient sur leurs six premiers mois, entre une phase poules de C1 épuisante et un effectif largement remanié cet été. Certes, les hommes de Galtier ne sont pas aussi bien classés que l'an dernier, mais ils n'ont que trois points de moins (31 contre 34 l'hiver dernier) ! Le technicien français a donc su limiter la casse, s'appuyant notamment sur une dynamique extrêmement positive à domicile et un buteur insoupçonné pour le grand public en la personne de Victor Osimhen, déjà auteur de 10 buts. Les lillois devront sans doute répondre plus présents dans les grands soirs pour espérer reconnaître la "petite musique" européenne l'an prochain : ils se sont déjà inclinés face à Paris (2-0), Marseille (2-1) et Monaco (5-1)...

Cinquième : FC Nantes (+14)

"Ce serait terrible de voir ce superbe club historique du championnat de France et ses supporters de la Beaujoire descendre se morfondre en Ligue 2 aux côtés du RC Lens et de l'AJ Auxerre. En revanche, remettre les idées en place chez le "FC Kita" en prenant un bon coup sur la tête, c'est sûrement ce qu'il y a de mieux à faire." Les mots que nous utilisions il y a peine six mois ! Et nous nous sommes royalement planté... D'abord car Waldemar Kita semble (enfin) avoir trouvé un coach qui lui convienne (pour l'instant), et que cet heureux élu se nomme Christian Gourcuff. Comment espérer mieux pour une Beaujoire nostalgique des années Denoueix et Suaudeau ? L'adepte du 4-4-2, de la possession, de la victoire avec la manière. Il faut bien reconnaître que si les canaris n'ont pas toujours égalé le jeu de Man. City, ils ont souvent montré de très belles intentions, et refont émerger des jeunes pousses telles que Moses Simon ou Imran Louza.

Sixième : Stade de Reims (+8)

On va finir par croire que David Guion a une baguette magique cachée quelque part dans le Stade Auguste-Delaune ! Celui que nous avions élu entraîneur de la saison dernière a rebâtit une équipe proche de la précédente, et ce en dépit des départs de Chavarria, Mendy ou encore Engels. On soulignera que, comme pressenti dans notre article en août, les cadres Romao et Abdelhamid ont grandement aidé le coach champenois à garder l'état d'esprit de l'an dernier. Une formation toujours présente dans les grands rendez-vous donc, avec cinq victoires face à Marseille (0-2), Lille (2-0), Paris (0-2), Montpellier (1-0) et Saint-Etienne (3-1) ainsi que des nuls face à Monaco (0-0) ou Lyon (1-1). Reste à améliorer la maîtrise dans les "petits matchs"...

Septième : AS Monaco (-1)

"Comment va jouer Monaco ? Avec qui ?" : deux petites questions posées cet été et à laquelle le staff mais surtout les suiveurs du club n'ont pas encore de réponses définitives. Même si, contrairement à ce que nous craignions début août, le club de la Principauté a fait un mercato ambitieux, sur le plan offensif tout du moins, avec les arrivées remarquées de Slimani et Ben Yedder, qui forment à eux deux le duo le plus prolifique de notre championnat, ainsi que des joueurs de complément comme Augustin ou le retour de Bakayoko. Pas assez pour la direction russe de Louis-II, qui a coupé la tête de Leonardo Jardim ce samedi, lui versant possiblement jusqu'à 6 millions d'euros d'indemnités. Son remplaçant est un novice : Robert Moreno, ancien sélectionneur par intérim de l'Espagne durant l'absence de Luis Enrique. Choix étonnant qui se rapproche tellement de celui de propulser Thierry Henry l'an dernier comme numéro 1. On connait la suite. On en souhaite une toute autre à l'ASM cette année...

Huitième : Angers SCO (+5)

Une équipe en mouvement ? Le dynamiteur offensif, Jeff Reine-Adélaïde, qui quitte le SCO deux jours avant un périlleux déplacement au Groupama Stadium ? Rien ne perturbe ce club si bien structuré. Même si Stéphane Moulin n'avait pas encore vraiment digéré le départ de l'ancien gunner après la claque reçue dans le Rhône (6-0), il a vite tourné la page, afin d'intégrer de nouveaux éléments comme Thioub, Ninga ou Pereira Lage. On peut lancer les paris que deux des trois cités seront dans un grand club d'ici deux ans ! Le plus tard possible quand même pour un Angers qui se verrait bien "rester dans le haut du classement", le maintien étant assuré, dixit le coach...

Neuvième : Montpellier (-5)

Qu'elle est frustrante cette formation héraultaise ! Brillante (et on pèse nos mots) à domicile, avec sept succès en dix matchs et de nombreux buts marqués, elle perd complètement ses moyens à l'extérieur, ne produisant pas de jeu et montrant des signes de faiblesse défensivement. Une dynamique inversée à la saison dernière, lors de laquelle les joueurs de Michel Der Zakarian posaient de gros soucis aux équipes les accueillant. Un défaut à rectifier donc pour espérer la quatrième position, actuellement occupée par le LOSC, que nous avons réservé au club de Laurent Nicollin.

Dixième : OGC Nice (Conforme)

"Le vrai projet, ce sera pour 2020/2021 !", écrivions-nous il y a six mois, s'inquiétant de la préparation estivale catastrophique des aiglons. Les événements sont conformes à ce que nous imaginions, à savoir une irrégularité chronique, plus souvent dans le creux de la vague que sur le haut ! Toutefois, la réelle déception repose sur le jeu proposé par les hommes de Patrick Vieira, proche de l'an dernier, malgré les multiples renforts arrivés en fin de mercato (Ounas, Claude-Maurice, Dolberg, Nsoki...). La différence ? Le secteur défensif, point fort de 2018/2019, prend régulièrement l'eau à l'instar du capitaine Dante.

Onzième : RC Strasbourg (-2)

Les alsaciens ont souffert de leurs trois tours de qualification en Europa League, tant physiquement que mentalement, sur cette première partie de saison. Une reprise anticipée et l'impression d'être passé tout près de quelque chose d'énorme face à Francfort (1-0 ; 3-0) : le cocktail qui a coupé les jambes des protégés de Marc Keller en Ligue 1, puisqu'ils pointaient lanterne rouge après 10 journées ! Mais la direction, le staff et les joueurs n'ont pas paniqué, et se sont repris, marquant même leurs premiers buts à l'extérieur lors d'une soirée de rêve à la Licorne d'Amiens (0-4). La confiance et la sérénité paient...

Douzième : Olympique Lyonnais (-10)

"Rêve pénible avec sensation d'oppression, d'angoisse." : la définition de cauchemar, donnée par le Larousse. Ces quelques mots pourraient suffire à qualifier les six premiers mois des gones. Une saison noire (ou blanche d'ailleurs selon de quoi on parle...) semble se profiler entre Rhône et Saône, et les deux premiers matchs en trompe l'oeil (succès à Monaco 0-3 et face à Angers 6-0) n'y ont rien changé... Jamais Sylvinho n'a su trouver les solutions pour sa première expérience, et le décalage entre ses intentions et le rendu sur le terrain se creusait à mesure que les matchs passaient. Au lieu du pressing annoncé dès le mois de mai, on observait une formation recroquevillée dans ses 30 mètres, du plus-vu à l'OL depuis des années ! Le sommet étant atteint lors du choc face au PSG (0-1)... Suite au derby perdu dans les dernières secondes (1-0), face à l'ancien chassé Claude Puel, le board lyonnais a décidé d'activer le levier "coach". Exit Sylvinho, In Rudi Garcia. Une nomination qui a fait du bruit, rappelant l'ambiance délètère qui existait sous Bruno Génésio, avec des sifflets systématiques et une fronde insupportable. Sur le terrain ? Plus d'allant, sans beaucoup plus de construction, et des résultats toujours en dents de scie, bien que meilleurs que le brésilien. Le clou du spectacle ? Les graves et longues blessures de Memphis Depay et Jeff Reine-Adélaïde... Difficile de croire au podium cette année pour l'OL...

Treizième : Girondins de Bordeaux (-2)

Il y a eu une hype bordelaise pendant quelques semaines, jusqu'au renversant match au Vélodrome, lors duquel les girondins n'ont pas proposé grand chose sur la pelouse. Comme dans tous les "gros" matchs depuis le début de saison : à Lille, à Rennes, contre Paris et Saint-Etienne. Depuis, les bleu marines sont retombés dans l'anonymat qu"ils connaissent depuis des années. Une équipe moyenne en somme, un entraîneur dans le flou complet, comme l'ensemble du club d'ailleurs, qui a (déjà) annoncé le départ de GACP et le rachat total par King Street. Des ultras en conflit ouvert avec le directeur général Frédéric Longuépée, des joueurs potentiellement vendus à n'importe quel moment pour remplir les caisses : voilà ce qu'est devenu le grand Bordeaux !

Quatorzième : Saint-Etienne (-7)

Beaucoup croyaient que le départ de Rémy Cabella n'aurait aucune incidence sur le parcours des verts, adulant Ryad Boudebouz, son "remplaçant". Erreur ! Le premier manque dans l'animation offensive, le second n'a rien réussi depuis septembre, hormis le centre pour la tête de Beric dans le derby (1-0), pas concentré sur ses passes et coups de pieds arrêtés... Ghislain Printant a rapidement été évacué, pas autant soutenu par les joueurs que ce qu'ils avaient laissé entendre en mai dernier, suppléé par Claude Puel, qui a surtout participé à une large revue d'effectif, afin d'indiquer la porte aux indésirables, et dès cet hiver !

Quinzième : Stade Brestois (Conforme)

Une équipe séduisante, quasiment imbattable à domicile, avec de vrais circuits préférentiels et des joueurs plutôt talentueux : voilà ce qu'est le SB29 cette saison, sans aucun doute bien aidé par l'excellent Olivier Dall'Oglio ! L'ancien dijonnais a su reprendre les bases laissées par Jean-Marc Furlan, et apporter de la consistance dans le bloc équipe, afin de poser problème à beaucoup de mastodontes de Ligue 1. Un maintien à confirmer mais qui serait amplement mérité. Dommage que son collectif s'effrite loin du Finistère...

Seizième : Dijon (+4)

Une place certes peu confortable pour les bourguignons, mais assez inespérée au début de la saison, et encore plus après les quatre premiers matchs desquels n'est ressorti aucun point ! Puis l'ancien adjoint de Rudi Garcia, Stéphane Jobard, a cherché et trouvé des solutions, pour prendre moins de buts d'abord, mais aussi pour continuer de jouer au football. Le résultat est sans appel : entre la quatrième et dix-neuvième journée, le DFCO est la cinquième meilleure défense du championnat, avec "seulement" 17 buts encaissés. Un match nul à Lyon (0-0) et le succès prestigieux face au PSG (2-1) sont à mettre au crédit d'une équipe qui pourrait s'en sortir au mental...

Dix-septième : FC Metz (Conforme)

Ils seront dans le package du maintien avec Dijon, Amiens, Nîmes et Toulouse : les messins sont moyens, conformément à leur équipe. Même si Vincent Hognon aime bien râler après beaucoup de choses, parfois à juste titre, on ne peut pas demander aux joueurs lorrains de tout faire parfaitement ! La hantise des supporters de Saint-Symphorien ? Voir Habib Diallo sortir sur blessure, lui qui a marqué 10 des 17 buts depuis le début de saison...

Dix-huitième : Amiens (-2)

Six premiers mois contrastés en Picardie. Si beaucoup ont (assez justement) loué le jeu proposé par Luka Elsner, le bilan comptable est décevant, avec une moyenne de moins d'un point par match ! Pas de quoi désespérer non plus, puisque les amiénois comptent seulement un point de moins que la saison dernière au même instant (17 contre 18) avec une rencontre en retard à disputer (contre Reims). Les blessures à répétition de Christophe Jallet n'ont pas non plus aidé l'entraîneur slovène, tout comme la suspension de quatre mois infligé par la FIFA suite à un transfert avorté... L'an dernier, la Licorne avait attendu la dernière journée face à Guingamp pour s'assurer sa présence dans l'élite !

Dix-neuvième : Nîmes (-1)

En août dernier, nous affirmions que "celui qui permettrait à Nîmes d'accrocher les barrages serait Paul Bernardoni". Oui mais voilà, le gardien international espoir a été blessé pendant plusieurs matchs, et bien que le jeune Lucas Dias ait fait son travail, ce fût un coup dur pour les crocos. L'instabilité n'aide pas à performer : le directeur sportif Laurent Boissier est parti, revenu puis reparti début décembre, finalement remplacé par Reda Hammache. Le premier dossier à gérer pour lui est l'avenir de Bernard Blaquart. Au vu de tout ce qu'il a apporté au club, on suggérait bien de le maintenir, et de plutôt s'atteler au mercato hivernale, dernier espoir pour les gardois de toucher les futurs droits télé stratosphériques...

Vingtième : Toulouse (-6)

On était donc encore trop optimiste pour le TFC en le plaçant à la douzième position du championnat... A force de frôler avec la relégation, les violets vont finir par faire un tour en Ligue 2, et ce serait hélas bien mérité pour Olivier Sadran et sa direction. Le choix de limoger Alain Casanova, menacé de mort tout-de-même, et de le remplacer par Antoine Kombouaré a sans doute été l'erreur de trop ! Comment peut-on encore confier les rênes d'une formation de Ligue 1 à l'ex-guingampais ? Un non-jeu stéréotypé, une réputation de gueulard qui n'apporte plus rien : avec tout le respect que l'on doit au kanak, on aurait préféré voir un Rémi Garde, Jocelyn Gourvennec ou Patrice Garande... N'oublions pas non plus de parler des joueurs, qui semblent peu concernés par l'avenir du club, en témoigne le comportement intolétable de Mathieu Dossevi, qui regarde le clasico espagnol pendant le match de Coupe de la Ligue de sa formation au Parc OL ! Néanmoins, l'effectif à disposition au Stadium est supérieur à beaucoup d'autres dans notre championnat !

On attend donc avec impatience la seconde partie de saison, tant en haut qu'en bas du classement ! Peut-être serons-nous encore plus juste dans six mois ?

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