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Ligue 1 - Bordeaux : une énième "année de fondation" ?

Publié le par Thomas

Source : Francebleu.fr

Source : Francebleu.fr

Entre les mains d'investisseurs américains depuis le mois de novembre dernier, les Girondins de Bordeaux ne savent toujours pas de quoi leur avenir sera vraiment fait... On tente de faire la lumière sur la situation du club bordelais.

GACP : "Champions Project" ou "Sale Project" ?

Le fond d'investissement dirigé par Joseph DaGrosa n'a pas beaucoup investi depuis son arrivée en Gironde... Si le représentant de l'actionnaire américain Hugo Varela a confié il y a quelques jours dans L'équipe vouloir "bâtir une équipe compétitive" et a parlé de quelques "100 millions d'euros" injectés dans le club en vue de l'exercice 2019-2020, on constate pour l'instant surtout les rentrées d'argent plus qu'importantes. Théo Pellenard à Angers, Zaydou Youssouf à Saint-Etienne et évidemment le très prometteur Jules Koundé à Séville (25 millions d'euros d'indemnité de transfert tout-de-même !). Le consultant à RMCSPORT Daniel Riolo n'a jamais caché sa "crainte" face aux fonds, qui sont là pour "faire du blé". De quoi parler de "Sale Project" (Projet de Vente) ? En tous cas, contrairement à leurs homologues à Marseille, on saluera l'intelligence des nouveaux dirigeants, qui n'ont pas (encore) utilisé d'outils de communication aussi maladroits que le "Champions Project" sur la Canebière...

L'instabilité au coeur de la gouvernance...

En revanche, en interne, c'est le flou ! L'ancien joueur bordelais Christophe Dugarry, désormais animateur de Team Duga sur RMC, a notamment pointé du doigt "le nombre incalculable de dirigeants" au sein du club, expliquant que chacun amenait ses réseaux. Longuépée (président délégué), Varela (conseiller proche du "boss" DaGrosa), Macia (directeur sportif), Ramé (directeur technique) : beaucoup de noms dans l'organigramme en effet ! Et pas sûr que ceci aide à apporter de la stabilité à un club qui en a cruellement besoin : les Girondins ont connu quatre (cinq ?) entraîneurs en seulement un an et demi : Jocelyn Gourvennec jusqu'en janvier 2018, puis Gustavo Poyet (débarqué en août dernier suite à une sortie remarquée en conférence de presse), suivi du tandem Ricardo - Bedouet, avant de laisser leur place au portugais Paulo Sousa, depuis mars 2019. Encore plus frappant lorsque l'on se rappelle que Joseph DaGrosa avait adoubé le manager brésilien moins de six mois avant de l'évincer : " C’est un entraîneur d’envergure internationale. Il doit faire face pour le moment à un grand défi car il a beaucoup de matchs à jouer entre la Ligue 1 et la Ligue Europa. Il connaît bien le club, il a une grande aura au sein du club mais aussi en Europe. J’ai une grande confiance en lui.", déroulait-il dans un entretien à 20minutes.

Un géant très (trop) endormi !

Bordeaux, c'est un nom clinquant à l'échelle mondiale. Pour son vin, certes, et c'est en grande partie pour cela que GACP s'est engagé au sein du club ; mais aussi sur la carte du football français et européen ! Avec Laurent Blanc à sa tête (entre 2007 et 2010), le club aux six championnats de France a reconquis la scène nationale (premier de Ligue 1 en 2009) avant de s'offrir de belles joutes continentales les années suivantes, s'offrant les scalpes de la Juventus Turin et du Bayern Munich en Ligue des Champions, et chutant en quarts de finale cette même année face à l'Olympique Lyonnais de Claude Puel. Néanmoins, les supporters girondins ne vibrent plus pour leur équipe depuis de (trop) longues années : sixième à trois reprises entre 2014 et 2019, le FCGB a connu une onzième position en 2016 et s'est enfoui à la quatorzième (!) place de l'élite la saison dernière, juste devant Amiens mais derrière Angers, Nîmes ou Reims ! On précisera que la qualité de jeu n'a pas souvent été au rendez-vous au cours de ces sombres années, expliquant l'affluence moyenne de 21 000 spectateurs l'an dernier, dans un stade Matmut-Atlantique flambant neuf pouvant en accueillir... jusqu'à 41 500 !

Paulo Sousa, une "culture"... qui ne gagne pas !

Lors de son arrivée en mars dernier, le technicien portugais avait expliqué vouloir travaillé sur "la mentalité" des joueurs, appuyant notamment sur une supposée "culture de la gagne" à acquérir. Le message était clair, le seul objectif était de préparer la saison d'après, en effectuant une large revue d'effectif afin de déterminer les joueurs sur lesquels l'ancien de la Fiorentina et de Videoton allait s'appuyer en 2019-2020. Des intentions tactiques, il y a en a eu très vite, avec une petite révolution : un système en 4-4-2 lorsque l'adversaire a le ballon, plutôt en 3-5-2 lorsqu'il faut construire le jeu. Le problème ? La gagne n'est pas réellement arrivé... Sur les dix rencontres (officielles) disputées sous la houlette du lusitanien, les Girondins n'en ont remporté que deux : la réception de l'OM (cela fait 42 ans que les phocéens n'ont pas gagné en terres bordelaises) et l'ultime déplacement à Caen, envoyant d'ailleurs les normands en Ligue 2. Et la campagne de préparation n'incite pas à l'optimisme : un succès en cinq matchs (soit le même pourcentage de succès qu'en fin du dernier exercice, 20%) face à des adversaires abordables tels que le Partizan Belgrade, Wolfsberg, Galatasaray ou un OM en reconstruction. Hugo Varela explique pourtant dans L'équipe qu'"à l'intérieur du club, tout le monde est certain que notre équipe est déjà beaucoup plus forte sur tous les aspects."

Difficile donc de se prononcer sur la situation, vous l'avez compris, un peu complexe chez les Girondins de Bordeaux. Le début de championnat sera primordial pour les protégés de Sousa, d'autant que ce dernier a indiqué qu'ils seraient "meilleurs" cette échéance venue : ce sera face à une valeur sûre de la Ligue 1, le SCO d'Angers... 

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Adrien 13/08/2019 08:46

Effectivement, plusieurs entraîneurs ont tenté de redresser la barre à Bordeaux, mais aucun de ses tacticiens n’a réussi à remporter un trophée. En me rendant sur des sites de sport comme : https://live.clicnscores.fr, je peux suivre les actus des Bordelais en direct. Du coup, il faudra que Paulo Sousa fasse mieux que ses prédécesseurs cette saison en Ligue 1.