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105x68 football

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International - France féminin : et maintenant, on fait quoi ?

Publié par Thomas sur 30 Juin 2019, 15:30pm

Catégories : #International

Source : Onzemondial.com

Source : Onzemondial.com

Quelques jours après l'élimination des Bleues face aux Etats-Unis (2-1), il est temps de se poser les bonnes questions pour l'avenir de notre sélection féminine ! Que doit-on changer ? Que faut-il conserver ? Quel mouvement faut-il suivre ?

Corinne Diacre confortée

C'est plus que logique : la sélectionneure tricolore a commencé un vaste chantier il y a maintenant trois ans, avec un succès certain durant la campagne de préparation, que l'on doit faire fructifier jusqu'au prochain Euro en 2021. Qui de mieux qu'elle pour poursuivre l'ascension de ce groupe ? Néanmoins, si certains appellent à un changement de communication, c'est surtout d'un point de vue technique que l'ex-coach de Clermont devra sortir de certaines de ses convictions afin de faire passer un cap à cette équipe : Gauvin n'apporte pas assez au collectif, Le Sommer n'a rien à faire sur le côté gauche... On a en tout cas la certitude qu'elle est pleinement investi dans son rôle et ne le prend pas comme une pré-retraite. Et oui, car ceux qui réclament son départ pensent que José Mourinho ou même Marcelo Bielsa accepteront ce poste ?! On terminera en glissant un mot sur son management interne, qui provoquerait certaines distorsions : tout doit être remis à plat, il ne doit pas (plus ?) y avoir d'états d'âmes...

Un groupe à renouveler...

De nombreux changements s'imposent, même si tourner la page de cette belle génération sans y inscrire aucune ligne au palmarès est une déception, comme pour celle de Camille Abily et Louisa Necib... En passe de prolonger son bail à l'OL, Sarah Bouhaddi devrait pouvoir garder sa place jusqu'en 2021 (elle aura 34 ans). L'arrière-garde pourrait elle avoir une image différente : Wendie Renard peut continuer (30 ans pour l'Euro), mais en a-t-elle l'envie ? Après avoir visité le banc cet été, Julie Debever ne reviendra sûrement plus à Clairefontaine, au contraire de Amel Majri et Marion Torrent, qui semblent plutôt sûres sur les côtés. On pourrait alors imaginer une promotion de Aïssatou Tounkara (Atlético Madrid) dans l'axe aux côtés de Griedge Mbock. Dans l'entrejeu, Elise Bussaglia et Gaëtane Thiney (33 ans) ont probablement dit aurevoir à la sélection, et il existe de vraies incertitudes sur les présences de la capitaine Amandine Henry et de Charlotte Bilbault (29 ans). Enfin, le front de l'attaque pourrait aussi subir des modifications : Eugénie Le Sommer ne restera pas si elle n'est pas recentrée, ce qui implique un départ de Valérie Gauvin. En revanche, le vivier est important dans ce secteur de jeu et Asseyi, Cascarino ou Katoto seront à coup sûr les futures stars offensives de Corinne Diacre !

Médias, engouement populaire : la fin ou une suite ?

Si tout-le-monde s'est réjoui des audiences télévisées exceptionnelles réalisées par les bleues (entre 10 et 14 millions de téléspectateurs) et de l'éclairage médiatique sans précédent de ce mondial, il est difficile de savoir si cet élan va réellement connaître une suite ou si le soufflet va retomber... Sur le plan des médias, il n'y a a priori pas trop de soucis à se faire : les groupes de sports vont intégrer à leur quotidien cette "discipline", à l'image de la retransmission en direct des matchs de D1 Féminine par Canal+ et de l'arrivée de plusieurs consultantes ici et là, appréhendant peut-être mieux le sujet. En revanche, rien n'est moins sûr pour le suivi du "grand public" ! Dans un pays culturellement éloigné du sport et avec des citoyens dont la passion vit au gré des grandes compétitions et des résultats, on ne peut espérer que les protégées de Noël Le Graët atteignent les même scores d'audience pour leurs rencontres de qualification à l'Euro 2021 par exemple... On peut également se demander s'il y aura vraiment une hausse significative des licenciées en club !

La professionnalisation ? Un passage obligé pour tutoyer les sommets !

Il faut quand même le savoir : notre élite féminine française (D1 Féminine) n'est constituée que de douze clubs (contre vingt en Ligue 1), qui ne sont même pas tous professionnels ! En effet, derrière l'OL et le PSG, seuls Montpellier, le Paris FC et à la rigueur Bordeaux ont vraiment des conditions d'entraînement et de matchs pros. Les autres équipes (Soyaux, Guingamp, Dijon, Fleury, Metz, Lille, Rodez) sont à la traîne, et prennent des fessées face aux géantes rhodaniennes et franciliennes. Le problème principal est le manque d'engagement des grands clubs masculins : où sont les sections féminines de Marseille, Saint-Etienne, Monaco, Rennes, Nice ou encore Nantes ? Soit en D2 ou plus bas, soit inexistantes ! Les engagements précoces de Jean-Michel Aulas (OL) et Louis Nicollin (MHSC) n'ont pas forcément été suivis par leurs homologues. Il est donc urgent de rattacher toutes les équipes de D1 Féminine à des clubs professionnels masculins et, pourquoi pas, que leur championnat soit géré par la LFP, et non plus la FFF. Car avec ce statut vont les infrastructures : on ne peut plus disputer des rencontres de l'élite dans des stades champêtres sans tribunes ! Si une prise de conscience a lieu dans les prochains mois, cela laissera plus de choix au staff bleu. Et la concurrence permet d'arriver au plus haut niveau : les américaines ont deux équipes de même valeur !

Il y a donc plusieurs choses sur lesquelles il faudra réfléchir sans trop attendre pour continuer l'ascension de notre football féminin ! Si les débats technico-tactiques vont, on l'espère, envahir les plateaux radio et télé, le travail est autrement plus large (et plus important) au niveau de la fédération et des dirigeants...

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